Les professionnels de l’immobilier se rebellent contre Seloger.com

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Depuis plusieurs années, les professionnels de l’immobilier subissent la loi des portails d’annonces immobilières sur internet, dont le plus connu est Seloger.com. Mais ils se rebiffent en créant un site concurrent.

Trop c’est trop. En lançant un portail commun d’annonces immobilières sur internet, les acteurs historiques de l’immobilier ont donc acté leur riposte face aux sites d’annonces immobilières en ligne, Seloger.com et Logic-immo.com en tête. Ces sites qui réalisent des audiences faramineuses – 3,65 millions de visiteurs uniques par mois pour Seloger.com, 2,25 millions pour Logic-immo.com – ont pris une telle ampleur sur le marché qu’ils sont en position de force par rapports aux agents immobiliers. Hyper-complets, ils font payer l’accès à leur portail aux agents immobiliers qui souhaitent donner de la visibilité aux biens qu’ils ont en stock.

Position dominante

Mais en réalité les agences ne peuvent, seules, se passer de ces sites. S’appuyant sur leur position dominante, les grands portails d’annonces immobilières ont, semble-t-il, poussé le bouchon un peu trop loin. Les rémunérations demandées par un site comme Seloger.com peuvent en effet monter « à 700 euros par mois pour certaines agences », constate François Gagnon, président d’Era Europe immobilier. Pour éviter la gronde des professionnels, « il aurait fallu que Seloger.com réagisse auparavant », ajoute-t-il. Au final, par leur politique commerciale, ces sites « ont presque forcé la profession immobilière à réagir », explique aussi François Gagnon.

Faire monter en puissance la nouvelle offre

En conséquence, les fédérations de professionnels de l’immobilier (FNAIM, UNIS, SNPI et FPI), et la plupart des grands noms de l’immobilier – dont Nexity, Century 21, ERA, ORPI ou FONCIA – se sont donc associés pour créer le portail d’annonces immobilières bien’ici.com, un site très ergonomique avec la géolocalisation en 3D des biens immobiliers.

S’ils veulent mettre leurs biens sur ce portail, les agents immobiliers devront débourser 70 euros par mois, pour un nombre d’annonces illimitées, ou 150 euros pour y faire figurer, en plus, le détail de leurs services. Afin de faire monter en puissance l’offre de biens disponibles sur le site internet lors des six premiers mois, aucun forfait ne sera tarifé aux professionnels. Pour ces acteurs historiques de l’immobilier, le but de la manœuvre est moins « de nuire à des sites comme seloger.com », explique François Gagnon, que de rééquilibrer le rapport de force sur le marché.

Dépasser Seloger en terme d’annonces

300.000 annonces seraient déjà sur le site bien’ici.com, mais les associés à la création de ce site en visent 1,5 million à terme, soit plus que l’imposant concurrent ! Pour ce faire, ils miseront sur leur propre offre de biens immobiliers sous gestion. Et dans l’idéal, ils solliciteront moins les portails internet leaders du marché, et auront un meilleur pouvoir de négociation pour faire baisser les tarifs des forfaits dont ils s’acquittent auprès de ces sites. Les acteurs de l’immobilier engagent donc une véritable mue de leurs mentalités avec cette initiative, « qui aurait dû être mise en place depuis au moins 5 ans », regrette François Gagnon.

Merci Duflot

Paradoxalement, les professionnels de l’immobilier doivent en partie cette initiative collective à Cécile Duflot. Car s’ils réussissent aujourd’hui à trouver un terrain d’entente, c’est en partie parce qu’ils ont pu reprendre contact collectivement il y a trois ans, lorsqu’ils ont tous fait front contre la loi Alur de l’ancienne ministre du Logement.

Une discussion s’est alors instaurée entre les acteurs et certaines rengaines ont été oubliées. Fédérés notamment par le président de la Fnaim, Jean François Buet, ils ont donc réussi à faire évoluer leurs mentalités par rapport au numérique. Le lancement de bien’ici.com est donc bien plus qu’une simple adaptation à une évolution technologique, rappelle François Gagnon.

Reste à savoir si ce portail séduira les consommateurs. Car il n’est jamais facile en partant de rien de rattraper un retard d’audience internet sur des leaders qui génèrent plusieurs millions de visites par mois.

Les nouveaux enjeux de la Mobilité Professionnelle

La mobilité professionnelle est trop souvent perçue en France, par les entreprises et les salariés, comme une contrainte. Pourtant de nombreux acteurs qui oeuvrent dans le domaine peu connu de l’accompagnement  de ces mobilités travaillent à faire changer cette vision des choses. Pour eux, la mobilité devrait être incluse dans les politiques de gestion des ressources humaines, et présentée comme un moyen de lutter  contre le chômage ou d’augmenter l’attractivité de certains territoires. Un travail sur lequel revient pour nous Charlotte Pouhin, entrepreneuse dijonnaise et nouvelle présidente nationale de la Fédération des Acteurs de la Mobilité Professionnelle.

article JDP 7 déc 2015

Le Medef accélère la réforme du « 1 % logement »

Le Monde.fr | 10.11.2015 à 06h51 | Par Isabelle Rey-Lefebvre

En dépit des obstacles, le Medef, syndicat patronal, entend coûte que coûte mener à bien sa réforme, plutôt radicale, du « 1 % logement » – devenu « Action Logement » en 2009. Mardi 10 novembre, une première convention de l’Union des entreprises et des salariés pour le logement (UESL) réunit tout le « mouvement 1 % », soit près de mille personnes, pour préciser les modalités de réforme, le calendrier à adopter et le nouvel organigramme.

Les changements visent à centraliser vers un seul organisme la collecte de la participation des employeurs à l’effort de construction (Peec), aujourd’hui dispersée entre vingt et une caisses concurrentes. Une somme importante de quelque 1,8 milliard d’euros, tirée chaque année de la cotisation de 0,45 % de la masse salariale, versée par tout employeur de plus de vingt salariés. Les fonds sont censés servir à la construction de logements et à l’aide aux salariés pour louer ou acquérir leur résidence principale.

La réforme est, en théorie, menée paritairement entre représentants des patrons et des salariés mais, dans la pratique, c’est le Medef qui pilote, avec un rôle prépondérant de sa branche…

22 000 expatriés étudiés à la loupe par HSBC

Nous avons le plaisir de vous faire partager le rapport « HSBC expat explorer survey 2015 » concernant les expatriés.
Cette 8ème version est basée sur les informations recueillies auprès de 22 000 expatriés dans 198 pays.
https://www.expatexplorer.hsbc.com/survey/
Cette étude, l’une des plus importantes au monde sur cette thématique,  donne des renseignements précis sur l’économie, l’environnement politique, social et culturel de nombreux pays.

« A titre d’exemple, pour La deuxième année consécutive, Singapour arrive entête des pays dans lesquels les expatriés y trouvent une meilleure qualitéde vie que dans leur pays d’origine et où les perspectivesd’évolution professionnelle sont plus importantes. »

Mathieu AMER

International Business Development Manager
HSBC France

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L’Opinion.fr – Une piètre ALUR Une chose est sûre : plafonner les loyers ne règle en rien la pénurie de logements.

La loi ALUR sur le plafonnement des loyers va entrer en vigueur à Paris début août. Voilà une mesure inspirée par les meilleurs sentiments – rééquilibrer la relation entre locataires et propriétaires – mais qui va se retourner… contre une partie de ceux qu’elle est censée protéger : les futurs locataires. Pour prendre la mesure de ces effets indésirables, tournons-nous vers le Canada, les Etats-Unis, la Suède ou le Danemark, qui ont mis en place ce type de mesures.

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